Il n’y a que quelques mois, le chef du Service de Police de la ville de Montreal (SPVM), a été suspendu suite au dénouement d’une enquête conduite par le commissaire responsable des enquête internes au SPVM.   Le rapport produit par le commissaire lui reprochait, entre autres, de ne pas avoir réussi à régler certains de ses problèmes au sein du corps policier en question. Certains problèmes existaient même bien avant son arrivée en 2015.

Philippe Pichet a depuis entamé une poursuite contre le procureur général du Québec (le gouvernement), le ministre de la Sécurité publique (Martin Coiteux) ainsi que la Ville de Montréal (Valérie Plante).

Un document de 13 pages a été déposé cette semaine à la Cour du Québec. Sa requête demande que la suspension de son poste comme chef du service de police de la ville soit annulée, dans l’optique de réintégrer ses fonctions dès que possible.

Cette même requête contient également une demande de réclamation pour qu’il soit remboursé pour les frais divers encourus depuis sa suspension ainsi que toutes les sommes d’argent constituant les autres avantages, salaires et allocations dont il bénéficiait avant sa suspension.

Dans cette lancée, Philippe Pichet martèle qu’il a toujours bien exécuté son travail et les tâches auxquelles il était affectées. Il trouve important de souligner d’ailleurs avoir présenté un plan de redressement et de réforme, qui avait été validé par le ministre Coiteux, mais qui l’a tout de même écarté par la suite.

M. Pichet prétend qu’il n’a rien à se reprocher et estime même qu’il n’y existe pas de preuves tangibles démontrant qu’il n’a pas les compétences pour siéger comme directeur du SPVM – et que da suspension n’est rien de plus qu’une vilaine campagne de salissage et de mesquineries.