Criminologie, Droit, Société

Mariage en milieu carcéral.

Hier, nous apprenions par le biais d’une multitude de médias traditionnels que Luka Rocco Magnotta (aka. Eric Newman), un jeune détenu de 33 ans, qui purge actuellement une peine à vie – sans libération conditionnelle possible avant 25 ans pour le meurtre sordide du jeune étudiant chinois Lin Jun en 2013 à Montréal,  célébrera son mariage à l’intérieur des murs du Pénitencier à sécurité maximum de Port Cartier.

Oui, le mariage (ou Union Civile) est possible, reconnue et légale dans tous les pénitenciers fédéraux ainsi que dans toutes les prisons provinciales. Au niveau fédéral (ce qui est le cas de Magnotta), un individu qui désire célébrer son mariage doit tout simplement faire une demande au préalable auprès du Service Correctionnel afin d’obtenir une permission. Les détenus ont le droit de marier la personne de leur choix (qu’elle soit incarcérée ou non). Les seuls critères qu’ils se doivent de respecter sont les suivants :

1. Qu’il n’y aie pas d’empêchement judiciaire au mariage (ex : déjà être marié et que l’instance de divorce n’est pas finalisée.)

2. Que les personnes impliquées dans la cérémonie de l’union civile ou du mariage ne sont pas mineures. Le(s) détenu(ees) doivent être légalement avoir la capacité et sont aptes à consentir et comprennent ce que représente la notion du consentement et tout ce que celle-ci implique.

3. Qu’il n’y aie pas de lien de consanguinité entre les deux futurs-concubins.

Une fois quelques vérifications faites, le Service Correctionnel du Canada évaluera le détenu afin de savoir s’il comporte un potentiel de risque de danger pour lui-même ou pour son environnement et le reste de la population carcérale. À cette étape du processus de demande de permission, le SCC organise normalement une rencontre entre les deux personnes concernées et évaluera si le couple pose un risque pour le pénitencier. Si cette évaluation se résume sur une note positive, les ALC (Agents de Libération Conditionnelle) aidera les détennjuhnjjement à la vérification des casiers et antécédents judiciaire de chaque personne invitée à la cérémonie.

Un détenu qui préfère se marier religieusement peut s’adresser à l’aumônier du pénitencier ou il est détenu. Les aumôniers se doivent de respecter et de faire preuve d’une discipline lorsqu’ils exercent leur profession et sont encouragés à faire des cérémonies de mariage à l’intérieur des murs du pénitencier. Toutefois, comme la liberté de religion est protégée par la Charte des Droits et Libertés du Canada, aucun membre du clergé ne peut être forcé d’exécuter une cérémonie qui va à l’encontre de ses principes et  des moeurs coutumes  et convictions religieuses.

Une cérémonie de célébration de l’union civile de deux détenus n’a rien de spécial et le romantisme est quasi-absent. Habituellement, les détenus sont seuls ou accompagnée de un ou deux membres de leur famille immédiate qui servent de témoins. Le tout dure moins de 5 minutes. Que la cérémonie aie lieu dans un établissement de détention (prison ou pénitencier) ou parmis nous, la population libre; Les mêmes règles s’appliquent. Au Québec, c’est le Directeur de l’État Civil qui est responsable de régir les mariages et les régimes matrimoniaux/unions civiles.

Un gâteau est offert au nouveaux mariés. Celui-ci aura être préparé et cuit dans la cuisine du pénitencier. Un gâteau venant de l’extérieur des murs serait bien évidemment refusé à l’entrée de l’établissement pour des raisons évidentes de sécurité.

La semaine prochaine, le 26 juin, Luka Magnotta mariera Anthony Jolin – un jeune homme originaire de St-John au Nouveau-Brunswick, un autre détenu qui est à peu près du même âge que lui. Jolin est incarcéré pour le meurtre d’un autre détenu à l’Institution Atlantique Institution (Renous). Evidemment, ils purgent tous les deux des sentences identiques. C’est-à-dire : peine de détention à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ce n’est pas le premier mariage gai célébré dans un pénitencier au Québec ! En octobre 2007, Sony-Jean Martin et David Bédard (alors qu’ils étaient agés de 26 et 22 ans, respectivement) ont célébré et officialisé leur union civile au Pénitencier de Cowansville.

 

 

 

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Third time’s a charm ?

I tried holding a blog (2 or 3 to be exact) and I always start with a super motivated attitude, but as time flies; I forget, I neglect and I end up with nothing. I dont know to what frequency I will write this time. I don’t want to feel obliged to write once a week, I want to write when I have something to say. I think that the fact that last time I was forcing myself to write at least one post per week, may have been the reason for not respecting my commitment.

We shall see ! 😉